Petit avant goût de notre traversée des Andes jusqu’au Chili et de notre ascension de l’Aconcagua (non je déconne !), le point culminant de la Cordillère. Quatre jours de nature, épiques, bientôt racontés ici.
Comme Matt l’a dit dans son dernier post, la ville commençait par nous sortir par les trous de nez. Buenos Aires, Cordoba et Mendoza sont bien sympa, autant que les rencontres qu’on a pu y faire, sauf que plus on avance dans le voyage, plus on se rend compte que c’est de nature que nous sommes en recherche. D’espaces paisibles et silencieux où l’homme ne s’est pas (encore) trop installé et donc n’a pas encore tout détruit. C’est par un bel après-midi aux bords du lac San Martin à Mendoza que nous avons donc planifié plus ou moins notre trajet à travers la Cordillère pour rejoindre Santiago au Chili de façon plus amusante qu’en huit heures de bus de nuit.
Premier jour, Uspallata.
Ocre, noire, blanche, rose, orange. Les couleurs s’enchaînent mais ne se ressemblent pas. Le relief lui, semble devenir d’avantage impressionnant au fur et à mesure que le bus s’enfonce à travers la Cordillère. Une heure et demi plus tard, la nuit est tombée, nous débarquons à Uspallata. Derrière ce nom presque imprononçable, se cache la dernière petite ville argentine en tant que tel. Comprenez par là avec un guichet pour retirer de l’argent, un mini-super marché et même un casino. Malgré les quelques hôtels qui hébergent les touristes qui comme nous se sont mis en tête de traverser les Andes, on a décidé de braver le froid et de planter notre tente dans un petit camping à la sortie de la ville. L’avantage ? On a fait des économies, on s’est endormis la tête dans les étoiles et on s’est réveillé face aux Andes. L’inconvénient ? On n’a pas vraiment dormi et j’ai attrapé la crève du siècle. Du coup, on a du attendre une demi-journée de plus que je récupère un peu avant de visiter les alentours. Finalement, pas grand chose à y voir, si ce n’est le décor environnant qui en bouche en coin. Pour vous faire une idée, revoyez “7 ans au Tibet”, c’est là que le film a été tourné. Une piste de ski aux alentours a d’ailleurs été baptisée Brad Pitt.
Le soir, Puente del Inca.
Encore une fois, nous arrivons de nuit avec le bus qui semble nous déposer au milieu de nul-part. On demande au chauffeur. Oui, oui, Puente del Inca c’est bien ici. Whaouh ! “Dieu existe” pourrais-je presque m’exclamer ! Une petite dame emmitouflée dans sa polaire nous demande si une nuit à l’auberge El Nico nous intéresse. Après la dernière que nous avons passée dans le froid, sachant que celui-ci a redoublé en même temps que nous avons gagné en altitude, pas question de rejouer les warriors. Oui, une nuit au chaud dans une chambre chauffée s’il vous plaît ! Avant de complètement sombrer sous la couette, on s’offre le coucher de soleil sur le fameux puente (pont) del Inca qui a donné son nom au petit bourg où nous sommes. Une espèce de bâtisse naturelle tout en argile ou calcaire jaune qui dégouline, et qui semble bien glisser puisqu’elle est fermée à la visite depuis 2005 à cause du nombre de morts par chute. Les locaux, eux, bravent l’interdiction chaque jour pour sculpter dans la fameuse roche les souvenirs qu’ils vendront aux touristes sur le marché. Un gaucho des temps modernes assure même que cette roche serait bonne contre toutes les maladies de peau.
Deuxième jour, l’Aconcagua.
Le tour de Puente del Inca étant vite fait, nous passons la journée du lendemain au parc de l’Aconcagua environnant, soit la raison pour laquelle nous avons fait tout ce chemin. Et nous ne serons pas déçus. Pour la petite histoire, l’Aconcagua culmine à 6900 mètres d’altitude sur la Cordillère et reste le pic le plus haut de toutes les Amériques, du nord et du sud confondues. Pour les sensations qu’on y a vécues, imaginez-vous le souffle coupé par l’altitude et par la beauté des lieux, les oreilles bouchées par la pression mais surtout par le silence environnant, les yeux qui piquent à cause du froid mais d’avantage parce qu’on a rarement vu un paysage aussi pur et vous saurez à peu près ce qu’on a ressenti face à ce géant blanc. Pour nous, la randonné s’est arrêtée après 4 petits kilomètres dans le parc puisqu’un permis de trek coûte un bras (entre 75 pesos pour la journée et 800 dollars pour l’asencion d’un mois), mais aura été notre plus beau moment du voyage à ce jour. Les batteries rechargées, nous sommes rentrés vers notre hôtel, prêts à revenir à la civilisation.
Troisième jour, de las Cuevas à Santiago en stop.
Pour des novices du stop, autant dire qu’on a été hyper bons. Départ de Puente del Inca à 10h dans un bus qui nous laisse à à peine trente minutes et trois pesos plus loin à Las Cuevas, ultime bourg argentin avant la frontière chilienne. De là, un gentil monsieur dont nous n’avons pas trop défini les fonctions nous conduit dans sa camionnette à travers les treize kilomètres de tunnel qui traversent la dernière montagne argentine. Après, freestyle. On se renseigne un peu pour savoir si un autre bon Samaritain ne nous attendrait pas de cet autre côté du tunnel pour nous amener jusqu’à la frontière. Non, mais on a qu’à marcher quatre kilomètres pour y être. Soit, alors vamos. On s’engage à pieds au bord de la route assez rude empruntée par les camions. On se dit que vu le dénivelé, aucun chauffeur ne sera assez fou pour freiner en plein milieu de la route et nous embarquer avec lui. Au bout de dix minutes de marche, sans même qu’on ait eu à lever le pouce, un camionneur s’arrête pourtant et nous conduit jusqu’à la frontière. Première rencontre avec un Chilien : l’accent est dur à suivre. Ne comprenant pas trop s’il faut l’attendre après le contrôle des passeports ou non, nous refaisons du stop. A peine dix minutes le pouce en l’air et un nouveau camionneur nous embarque. Au bout de quinze minutes de plus, j’ai troqué mon beau bronzage pour un livide peu chatoyant face à la route qui nous attend. J’ai beau m’enfoncer dans le lit du chauffeur qui me sert de siège et il a beau tenter d’essayer de me faire rire, je prie pour que son frein moteur soit en bon état. C’est qu’ici s’il y a un éboulement, aucun filet n’a été installé pour rattraper les pierres. Quand au bord de la route… il n’y en a pas. Il y a la route et le vide. Nous arrivons sains et sauf à un premier stop semblant perdu sur la route, où notre chauffeur nous explique qu’on trouvera facilement quelqu’un pour faire le reste du chemin (88 kms) jusqu’à Santiago. En plein cagnard, nous attendons donc le pouce en l’air et c’est Octavio, un sympathique Brésilien un brin macho, qui nous aidera finalement à rejoindre Santiago au son de Creedance, non sans nous avoir donné quelques conseils.
Il est 17h30 et nous voilà arrivés au Chili !
La région du Chili que nous traversons en ce moment a été complètement dévastée il y a deux ans par un terrible tremblement de terre et un tsunami. La preuve en images.
Go Go Go Santiago
Ce qui est bien avec le stop c’est que tu peux faire des rencontres sympas, que c’est un autre moyen de découvrir la route et que c’est gratuit… ce qui l’est moins, c’est que tu ne sais jamais où et à quelle heure tu arrives. Après qu’Octavio nous ait déposés non sans quelques conseils un peu alarmants dans le quartier de la gare qui n’est pas le plus folichon, nous décidons de ne pas tenter le diable et nous nous arrêtons au premier hôtel qui s‘“offre” à nous : l’Ibis. Et bim: 50€. Le lendemain, c’est visite au pas de course. Les monuments défilent jusqu’au mont Cristobal. Une petite halte sympa (enfin) avec la découverte du Rico Mote con huesillos, une boisson locale fort sympathique. Si le parc est agréable, le panorama, par contre, ne fait pas rêver. Santiago s’étire à perte de vue ne semblant s’arrêter que quand des montagnes lui barrent le chemin. Le temps d’une respiration et on replonge dans la cohue de Santiago : la pollution, le monde (rien de moins que 75% de la population du pays)… et toujours ce potentiel danger quand les mots d’Octavio viennent se coller au paysage urbain. La nuit approche. On accélère encore la cadence. Marie craque. “Non mais Oh! Je suis pas en santiags Oh! J’en peux plus de marcher! Et il va faire nuit en plus…” Tant pis pour elle, elle ratera le second souffle, le mont Lucia, le deuxième poumon du monstre et la vue la plus euphorisante arrosée de crépuscule. Dans la foulée, c’est la fuite en bus vers Conception.

Conception / Planification
Petite confusion sur CS, on attend la réponse de notre hôte qui n’arrive pas. On visite la gare de fond en comble. On craque. Direction l’hôtel en taxi et fuck les économies. Conception : troisième plus grande ville du pays. Au premier abord, ça paraît difficile à croire. En une matinée, j’ai l’impression d’en avoir fait le tour. C’est à peu près vrai. En contrepartie, j’ai le temps de compléter notre matériel de camping pour nous éviter de répéter les mêmes erreurs (cf. Uspallata sur la route des Andes). Le soir, nous rencontrons enfin notre hôte, Rodrigo, ainsi que son frère Felipe. Ce sera l’occasion de découvrir enfin un peu mieux le Chili et ses trésors, sa géographie, sa culture, et de célébrer toutes ces bonnes nouvelles sous une fontaine de pisco jusqu’à plus de quatre heures du mat. Bref mais intense, comme le réveil à 8h30. Nos hôtes doivent partir pour Santiago et nous, encore éclatés par la courte nuit, moitié hommes, moitié robots, nous nous enfonçons un peu plus dans la région du Bio-Bio.

Cocholgue, coquillages et crustacés
Sur la plage abandonnée, patati et patata… j’espère que les photos parlent d’elles-mêmes. D’un côté la plage donc, déserte et magnifique ; de l’autre, un charmant village de pêcheurs, typique et plein d’odeurs. On ne partagera pas plus, surtout pas les empanadas de fruits de mer, sinon, à la rigueur, un petit morceau de mon Pastel de Jaiva, une espèce de tartiflette au crabe, étrange mais pas mauvaise, quoiqu’un peu écoeurante sur la longueur.

Quand Lota a triste mine
Après la bonne pêche à Cocholgue, détour par Lota pour visiter les mines de Chiflon del Diablo. Le meilleur restera l’ascenseur qu’on emprunte pour descendre 30 mètre sous la terre. Indescriptible. Si la visite est un poil courte, on y apprend pas mal de choses sur la vie des mineurs qui passaient 12h par jour dans les entrailles de la terre, il n’y a pas si longtemps de cela. Par moments, ce serrait presque difficile à croire. Quand on revient à la surface, Lota affiche la même tristesse qu’auparavant. Il semble loin le bon temps, si tant est qu’il soit jamais passé par là. C’est là une ville de poussière et de cendres, où la pauvreté ne parvient plus à rester dans l’ombre. Où l’ombre est partout en fait, comme si la lumière avait définitivement disparu, comme si le monde sous-terrain avait commencé à grignoter au dessus. La visite du parc complète le tableau. Silent Hill. Au milieu des rénovations qui semblent à l’abandon s’exprime par la flore la beauté désuète des lieux. Un charme singulier, mais on est d’accord je n’y vivrais pour rien au monde. Ici l’horloge semble s’être arrêtée du mauvais côté du temps.

Cañete : détour chez les Mapuches
C’est à Cañete que se termine notre périple dans la région du Bio-Bio. Petite ville paisible et peu touristique, elle vaut surtout le détour pour son musée Mapuche, dont l’exposition a été réalisée par la communauté elle-même. L’occasion de découvrir une culture peu médiatisée. C’est aussi un bon point stratégique pour espérer visiter le parc de Nahuelbuta. Mauvaise compréhension oblige, on n’aura fait qu’espérer. Au lieu du parc, le bus nous dépose au monument naturel Lemu Mau… Un petit trek d’une heure et demie dans la foret. Certainement moins inoubliable que celle du parc, nous aurons au moins la chance de faire notre visite en solitaire dans la nature luxuriante (un peu trop peut-être pour Marie qui se serait volontiers passée de la rencontre avec une araignée assez impressionnante il faut l’avouer). N’est pas un Bio-Bioman qui veut ! Nous fuyons les arachnides un peu trop bio pour nous pour les terres volcaniques bordées de lacs de l’Araucania. Mais cela, c’est une autre histoire…


Debout 6h, arrivés à l’agence Sierra Nevada 6h30 les premiers, nos sacs à dos et les guides du tour nous accueillent. Une fois que le reste du groupe nous a rejoint - une belle brochette d’Allemands et quelques Américains - nous voilà partis en mini-bus pour le parc Villarrica. Notre objectif ? Monter le volcan du même nom, soit 9h d’ascencion, 12 kms aller retour sur 1400 mètres de dénivelé dans la roche friable et la glace. Yes we can !

A notre arrivée, le soleil n’est pas encore levé ou juste assez pour nous laisser entrevoir, dans un froid glacial, le géant Villarrica face à nous. De loin, il a l’air impressionnant. De près aussi. Mais comme l’agence nous a dit que tout le monde pouvait grimper sans condition physique particulière, on n’a pas peur.

Finalement, dix minutes plus tard, les guides de la même agence nous annoncent la couleur : la première étape est “muy muy dificil”. On vient d’allonger 100 €, on ne peut plus reculer. Pour ceux qui veulent prendre le télésiège, c’est maintenant ou jamais. A 6000 pesos de plus(10€), on va marcher.

Arrivés au premier stop, un guide nous rappelle que l’on peut encore choisir de redescendre les quelques mètres, grimpés avec du mal en ce qui me concerne, - le rythme militaire est dur à suivre - et prendre le télésiège. Après, il sera trop tard. Je demande à une autre guide, Sarah, si on peut ralentir la cadence. Finalement, nous monterons toutes les deux, plus lentement, tandis que le reste du groupe nous devancera d’une bonne demi-heure.

L’ancien télésiège, complètement à l’abandon nous attend au premier vrai stop (où l’on peut s’asseoir dix minutes, boire et manger un bout). Je pense aussi à abandonner mais Sarah me promet d’aller à mon rythme. Matt continue avec le groupe et l’appareil photo au cas où j’aurais encore la lubie d’arrêter en plein milieu.

Je laisse Marie avec des vertiges au pied du téléphérique en ruines. Malgré mes encouragements, elle semble à bout de force. Je suis persuadé qu’elle peut le faire, elle non. Sans que j’ai le temps de me reposer vraiment, mon groupe repart de plus belle. J’ai un peu de mal à me mettre au rythme du guide.

On arrive à l’endroit où la terre épouse la glace. D’ici, c’est déjà superbe. Le temps d’accrocher nos crampons et de casser la croûte et c’est déjà le moment de repartir. Quand je regarde derrière moi j’ai presque le vertige.

Je pense à Marie dont j’ai le déjeuner et m’inquiète de ne pas la voir arriver. J’ai peur qu’elle ait abandonné. En fait, elle est un dizaine de mètres derrière moi et vient d’arriver depuis peu. Je lui donne sa collation, nous échangeons un baiser et nos chemins se séparent encore.

L’ascension est de plus en plus physique. Je sens mes cuisses comme je les ai rarement senties. Tout est une question de mental ; et puis je vois la douleur sur la face des autres aussi. S’ils peuvent le faire, je le peux aussi. Plusieurs fois la glace menace de nous faire chuter. Derrière nous le panorama est de plus en plus spectaculaire.
Le sommet se rapproche à vue d’oeil, les vapeurs du volcan devenant de plus en plus épaisses. Malgré la douleur, l’imminence du repos fait redoubler nos efforts. On enlève les crampons pour le dernier passage, un chemin sinueux qui grimpe sévère et où la possibilité de la chute est assez effrayante. Je pense à Marie. A-t-elle abandonnée ?

“Plus que vingt minutes”. Le temps chilien, comme souvent en Amérique du Sud, est assez lié à la question de la relativité. Malgré cela, je m’accroche à ces vingt petites minutes pour arriver sur le toit du volcan. Le guide nous félicite finalement d’une franche poignée de main. Là, mes yeux tombent sur un paysage fabuleux…

Matt m’ayant quittée, je n’ai plus que mon mental pour seul coach et Sarah, qui m’encourage en me mentant sur l’heure. Bizarrement le fait qu’elle m’annonce une durée plus longue que la réalité me motive à avancer. Et puis sa patience est remarquable. Nous marchons presque à 2 à l’heure alors qu’elle a l’habitude de gravir ce volcan trois fois par semaine depuis deux ans et que nous avons le même âge. Petit à petit, à force d’autopersuasion - je ne cesse de me répéter que je PEUX le faire - nous arrivons à retrouver un rythme acceptable et à rejoindre un, puis deux, puis trois groupes de personnes à bout de force.

Arrivées au moment de mettre les crampons, un guide se fait copieusement engueulé par ses moutons épuisés. Je me dis que j’ai de la chance d’avoir LA guide parfaite qui ne m’engueule pas pour aller de l’avant. Et puis le cratère n’étant plus très loin, je sais que j’arriverai au bout.

Les dix dernières minutes sont atroces. Je m’arrête sans arrêt et ne comprends pas pourquoi on a enlevé les crampons alors qu’il reste de la glace qui manque de me faire chuter à chaque pas. Finalement, à deux doigts de tomber dans les pommes, Sarah me prend dans ses bras pour me féliciter. Ca y est nous y sommes enfin ! Je rejoins Matt, fier de moi. Yes I DIT IT !

On fait le tour du cratère avec Sarah qui nous explique la vue : 6 autres volcans tous actifs entourent le Villarrica.

Nous ne verrons pas de lave en fusion - ou juste deux petites boules - mais un beau panache de fumée blanche amplement suffisant en guise de trophée.

A peine le temps de me reposer que nous voilà repartis non sans s’être équipés du pantalon de protection et des jambières prêtés par l’agence. On va vite comprendre leur usage… Le retour se fait sur les fesses, dans la glace pour une glissade mémorable, dont on contrôle la vitesse avec notre piolet. Evidemment, je ne m’en servirai pas beaucoup. Un pur délire bien plus satisfaisant que la montée.

Tous en rang d’oignon, on se suit sur la corniche de neige parfois très fine qui rejoint un pan de glace à un autre. Les genoux, les cuisses et le dos en compote, les chaussures et le sac pleins de glace, on se redéshabille pour l’ultime épreuve : la descente dans le sable. Ce qui est bien, c’est qu’on se laisse s’enfoncer pour donner plus d’ampleur aux mouvements. Ce qui l’est moins, c’est que Matt me fait remarquer que je marche comme Jamiroquai danse : bizarrement.

Au bout d’une heure et demi à peine, alors que nous avons mis presque 6h pour monter, nous revoilà déjà au pied du volcan, épuisés, trempés de sueur et de glace fondue, mais conscients d’avoir réalisé l’acte le plus physique de notre voyage jusqu’alors, voire même de notre vie.